Les Français et leurs intercommunalités – Edition 2026

Ensemble avec

15.10.26

  • Ifop Opinion
  • Affaires publiques
  • FR

2 min de lecture

Les Français et leurs intercommunalités – Edition 2026

À l’heure où certain(e)s candidat(e)s à l’élection présidentielle proposent la suppression des intercommunalités à fiscalité propre, jamais le principe intercommunal n’a été aussi populaire dans l’opinion.  Réalisée six mois après le renouvellement des exécutifs locaux, cette nouvelle vague du baromètre Ifop pour Intercommunalités de France dessine en effet un tableau globalement positif : le soutien au modèle intercommunal reste massif, la satisfaction à l’égard de l’action des intercommunalités et de leurs présidents progresse sensiblement et les critiques traditionnellement adressées à l’intercommunalité – hausse des impôts, complexité, éloignement des élus – reculent à des niveaux inédits depuis plus de dix ans.

 

🔑 CHIFFRES CLÉS 🔑

1 – Six mois après les municipales, les président(e)s des intercommunalités affichent une popularité record avec un taux de satisfaction de 69% (+7 points depuis 2024) : son plus haut niveau depuis 2018.

2 – Il faut dire qu’en ce début de mandat, les Français ne cachent pas leur satisfaction à l’égard du travail accompli par leurs intercommunalités : 73% en sont satisfaits (+5 points par rapport à 2024).

3 – Le sentiment d’utilité des intercommunalités n’a jamais été aussi fort depuis la réforme de 2015, avec 70% des Français qui jugent leur intercommunalité « utile » (+2 points) et 85% qui estiment que celle-ci est « une bonne chose » pour leur commune.

4 – À l’heure où le projet de loi de finances prévoit de réduire les ressources fiscales des intercommunalités de plus d’un demi-milliard d’euros, les Français sont de plus en plus nombreux (56%, +6 points) à trouver que leur intercommunalité « utilise bien l’argent des contribuables ».

5 – Les critiques historiques à l’égard des intercommunalités reculent : l’idée que l’intercommunalité « tend à une hausse des impôts locaux » n’est plus partagée que par 62% des Français contre 73% en 2013 (-11 points) tout comme celle qui affirme qu’elle « complexifie la gestion locale » (60%, -9 depuis 2013).

6 – Après une séquence électorale qui a pu être un moment de pédagogie sur ces sujets, la proportion de Français jugeant que leur intercommunalité est une institution « que l’on connaît bien » progresse de 6 points (44%, contre 38% en 2024).

7 –La santé (76%) s’impose comme la première attente des habitants à l’égard de leur intercommunalité, devant l’eau potable (65%), les services aux personnes (64%, +7 points) et les mobilités (61%).

Partager l’article