Baromètre de l’élection présidentielle – vague 6

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02.10.26

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Cette sixième vague du baromètre Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio dessinerait d’abord un rapport de force très favorable à Marine Le Pen. Selon les différentes configurations testées, elle recueillerait entre 31% et 36% des intentions de vote au premier tour et devancerait systématiquement le candidat placé en deuxième position de 11 à 19 points. Au-delà de son niveau, c’est donc aussi l’ampleur de l’écart avec ses poursuivants qui ressortirait de cette vague.

Derrière elle, la compétition pour la deuxième place resterait néanmoins plus ouverte. Édouard Philippe se qualifierait pour le second tour dans toutes les hypothèses où sa candidature est testée, avec des scores variant selon le degré de fragmentation de l’offre électorale. Jean-Luc Mélenchon demeurerait toutefois à un niveau élevé, généralement compris entre 14% et 17%, et pourrait dans certaines configurations se situer à faible distance d’Édouard Philippe. Le positionnement du candidat du bloc central apparaîtrait ainsi solide, sans pour autant rendre la bataille pour la deuxième place totalement acquise.

À gauche, Raphaël Glucksmann se distinguerait assez nettement parmi les personnalités testées qui participeraient à la primaire socialiste. Dans l’hypothèse comparable où Édouard Philippe représenterait le bloc central, il recueillerait 11% des intentions de vote, contre 3% pour Olivier Faure, Ségolène Royal et Jérôme Guedj et 1% pour Emmanuel Maurel. Ces écarts feraient apparaître, dans les configurations testées, un niveau sensiblement supérieur pour Raphaël Glucksmann par rapport aux autres candidatures issues de cet espace politique.

À droite, Bruno Retailleau évoluerait pour sa part entre 5% et 11% selon les configurations, son niveau variant notamment en fonction du candidat du bloc central et de l’offre présente à gauche. Enfin, l’hypothèse la plus éclatée montrerait également des niveaux plus réduits pour plusieurs candidatures alternatives : François Ruffin recueillerait 3%, Dominique de Villepin 2% et David Lisnard 3,5%. Cette multiplication des candidatures contribuerait à davantage disperser les intentions de vote au premier tour, sans remettre en cause, dans les scénarios testés, l’avance de Marine Le Pen.

Comme pour toute enquête d’intentions de vote, ces résultats décrivent un rapport de force au moment de l’enquête et ne constituent pas une prévision du résultat de l’élection. C’est également le principe méthodologique rappelé par l’Ifop dans ses publications sur les intentions de vote présidentielles.

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