Les indices de popularité – Juillet 2013

21.07.13

  • Ifop Opinion
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Le tout petit rebond du Président.

Après son intervention du 14 juillet, le chef de l’Etat gagne un point de popularité.

C’est toujours la stabilisation négative. Au nouveau baromètre Ifop-JDD, l’exécutif est stable (+1 pour le président ; -1 pour le Premier ministre), mais stable dans le rouge : 27% seulement de satisfaits contre 72% de mécontents pour le premier ; 30% de satisfaits (son record d’avril égalisé) pour 64% de mécontents pour Jean-Marc Ayrault.
François Hollande regagne 6 points chez les plus jeunes, catégorie où il en avait perdu 14 le mois dernier, et 9 points chez les Verts, où sa perte était de 21 points. Son niveau est particulièrement bas chez les ouvriers : 18% seulement de satisfaits comme le mois dernier, pour 81% de mécontents, chiffre particulièrement élevé, que seuls dépassent les taux de mécontentement des sympathisants UMP (93%) et FN (94%).
Pas de cause spécifique à cette stabilisation négative, mais plutôt – et c’est peut-être plus grave – des impressions générales qui s’ancrent progressivement : « Rien de particulier, sa politique suit son cours mais je suis de moins en moins satisfait. », reconnaît un de ses partisans, quand un de ses adversaires explique : « C’est comme quelqu’un que vous n’aimez pas ; plus ça va, plus vous ne l’aimez pas. »
C’est moins de ce qu’il fait que de ce qu’il ne fait pas que vient le mécontentement : « On ne voit pas le changement. » Mais au détour des entretiens réalisés par l’Ifop, on note, dans le désordre, une série de critiques ponctuelles : la baisse du Livret A, les hausses du gaz et de l’électricité, « Les ministres qui se font licencier parce qu’ils disent ce qu’ils pensent. » ; surtout les ravages de l’affaire Cahuzac après les prises de position du président de la commission parlementaire et, toujours, le mariage homosexuel, cité comme une erreur de hiérarchisation des problèmes à résoudre.
C’est dire que c’est un exécutif déjà très affaibli avant même d’avoir commencé qui va devoir affronter à l’automne la réforme des retraites. Quant à Jean-Marc Ayrault, il a perdu un point. Mais ce qui est plus étonnant, c’est le nombre de personnes sans opinion à son sujet ; il passe de 1 à 6% en deux mois.

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